Animaux dangereux aux Canaries : lesquels éviter et comment voyager sereinement

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PAR Paul

Les îles Canaries, joyau envoûtant de l’Espagne situé au large des côtes marocaines, attirent chaque année des millions de visiteurs éblouis par ses plages immaculées et ses paysages volcaniques à couper le souffle. De par son climat subtropical stable, l’archipel abrite une faune variée, fascinante mais parfois méconnue. Si la plupart des animaux y sont inoffensifs, certains peuvent présenter des dangers que tout voyageur avisé doit connaître pour éviter des rencontres indésirables. Allons à la découverte des espèces à surveiller, sans oublier les précieux conseils pour vivre des vacances en toute sécurité et tranquillité.

Les scolopendres : des mille-pattes à la morsure douloureuse

Parmi les créatures qui peuplent les Canaries, le scolopendre, notamment le scolopendra canariensis, est l’un des rares invertébrés qui justifie une certaine prudence. Ces mille-pattes peuvent atteindre jusqu’à 20 cm de long et adoptent une teinte brunâtre ou orangée. Actifs principalement la nuit,ils se dissimulent sous les pierres, dans les fissures ou les souches. En cas de morsure, bien que non mortelle, elle peut s’avérer extrêmement douloureuse. Elle crée une inflammation locale, provoque des rougeurs et des douleurs aiguës, parfois assorties de réactions allergiques.

Les encounters avec les scolopendres se produisent souvent dans les zones rurales ou les jardins peu entretenus, en particulier sur les îles de Tenerife, Gran Canaria et La Palma, où ils affectionnent les environnements chauds et secs. Pour s’en protéger, il est recommandé de ne jamais soulever de pierres à mains nues, de secouer les draps ou serviettes laissés à l’extérieur, et de porter des chaussures fermées, particulièrement à la nuit tombée.

En cas de morsure, il est essentiel de désinfecter immédiatement la zone affectée et de consulter un médecin pour une surveillance et un traitement approprié si les symptômes s’aggravent. L’objectif est de réduire l’inflammation et de prévenir toute réaction allergique sérieuse. Les autorités locales peuvent également offrir des conseils adaptés aux voyageurs ayant subi une piqûre ou morsure.

Les méduses : un risque saisonnier sur certaines plages

Même si les eaux autour des Canaries sont généralement sûres, les baigneurs doivent rester vigilants à la présence occasionnelle de méduses. Le plus redouté est la physalie, ou « galère portugaise », connue pour ses filaments venimeux pouvant infliger de sévères brûlures. Présente surtout entre avril et septembre, la physalie est signalée par un drapeau violet hissé sur les plages surveillées, avertissant les nageurs de son arrivée.

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En 2022, environ 3 500 cas de piqûres ont été enregistrés à Grande Canarie et Fuerteventura, illustrant bien le besoin d’être sur ses gardes. En cas de contact avec ces créatures, ne frottez pas la zone touchée, mais rincez à l’eau de mer. Retirez doucement les filaments avec une pince, puis appliquez de la chaleur pour neutraliser les toxines. Évitez absolument d’utiliser de l’eau douce ou du vinaigre, car cela peut aggraver la situation.

Les effets secondaires d’une piqûre incluent une douleur immédiatement ressentie, semblable à une décharge électrique, pouvant provoquer des cloques, maux de tête, nausées, voire difficultés respiratoires chez les individus plus sensibles. Il est conseillé de consulter un médecin si les symptômes persistent ou deviennent plus sévères, assurant ainsi une convalescence rapide et sûre.

Araignées et autres invertébrés terrestres

Pouvant semer l’effroi chez quelques visiteurs, les araignées des Canaries ne sont pourtant qu’un faible danger. Parmi elles, la veuve noire européenne est sans doute la plus connue, résidant majoritairement dans les zones rurales de Fuerteventura et Lanzarote. Cette araignée noire et brillante, parfois tachée de rouge, n’est agressive que si elle se sent menacée. Une morsure entraîne certes des douleurs, crampes musculaires et malaise, mais reste rarement fatale si traitée avec diligence.

araignée aux canaries

Pour la repérer, cherchez son habitat sous les pierres, ou dans les zones de stockage agricoles. En cas de morsure, il est vivement conseillé de rechercher une assistance médicale immédiate, où vous serez surveillé et traité éventuellement avec des antalgiques. Bien que l’antivenin soit rarement nécessaire, il est requis pour des complications sérieuses, et les autorités locales peuvent être sollicitées en cas de besoin.

Rascasses et poissons-pierre : attention lors de la plongée

Les eaux claires et chaudes des Canaries invitent au snorkelling et à la plongée, mais certains poissons, tels la rascasse volante et le poisson-pierre, peuvent transformer l’aventure en mésaventure. Connu pour ses impressionnantes nageoires rayées, la rascasse ou lionfish possède des rayons venimeux capables d’infliger une douleur intense, une inflammation rapide, voire une paralysie temporaire du membre touché.

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Présente autour de 1 à 30 mètres de profondeur, notamment à Ténérife et La Gomera, elle impose aux plongeurs la prudence de ne pas poser les mains ou pieds sur le fond marin. Les chaussons de plongée sont fortement recommandés pour prévenir les piqûres. En cas de contact, le traitement passe par une immersion du membre affecté dans de l’eau à 45°C pour dissiper le venin.

Ces précautions permettent de profiter des immersions sportives en pleine tranquillité, rendant possible l’exploration en toute sécurité des riches écosystèmes marins de l’archipel. D’autres conseils pratiques peuvent être obtenus auprès des clubs de plongée locaux, toujours soucieux de la santé des adeptes.

Chiens errants et insectes : deux préoccupations parfois négligées

Dans les terres plus reculées des îles, les rencontres avec des chiens errants peuvent présenter un risque pour les voyageurs imprévoyants. Bien que les Canaries maintiennent une bonne gestion de la population canine, certaines zones comme El Hierro ou certains sentiers montagneux de Tenerife abritent des canidés semi-libres, notamment la race presa canario, connue pour sa force. Pour éviter des incidents, le maintien d’une attitude calme, en évitant de courir ou crier, ainsi que l’utilisation de bâtons ou sacs pour maintenir l’animal à distance reste conseillé.

Quant aux insectes piqueurs, notamment les moustiques, leur présence, bien qu’en général limitée, mérite néanmoins quelques gestes préventifs. Les répulsifs, le port de vêtements longs le soir, et l’absence d’eau stagnante autour des habitations permettent d’éviter les désagréments d’une piqûre bénigne.

Grâce à ces recommandations, les Canaries assurent aux touristes une sécurité quasi totale. En adoptant de simples habitudes préventives et en restant à l’écoute des conseils locaux, chaque saison passée dans cet archipel promet d’être dépourvue de tout tracas animalier, invitant ainsi à la découverte sereine de ses trésors naturels.

En consultant ces liens, et d’autres sources fiables en ligne, restez informés sur les exigences et les précautions pratiques à prendre avec les animaux locaux et bien d’autres aspects essentiels de votre voyage époustouflant aux Canaries!